Par « sur-technologisation », j'entends l'utilisation toujours plus grande de technologies, au sens principalement électroniques. J'écrirai très certainement d'autres billets par la suite. 

Un documentaire a été diffusé récemment, « Un monde sans humains ? » ; je l'ai vu et mon opinion sur ce thème est le même qu'avant de l'avoir vu.

On critique parfois les technologies numériques dans le sens qu'elles réduisent le nombre de nos interactions humaines ou sociales entres nous, c'est souvent vrai mais ce n'est pas que qui m'inquiète le plus.

C'est notre dépendance grandissante à la technologie qui me fait peur, qui me dérange. Des gens deviennent angoissés à l'idée d'être privé de leur smartphone pendant 24 heures, certains ne voient la résolution de problème que par des applications pour smartphone (à code fermé, bien souvent)...

Le progrès n'est parfois vu que dans le sens du développement technique ou technologique, en tout cas dans les pays dits « développés » (au sens économique du terme). Le transhumanisme se développe (il est évoqué dans le documentaire cité ci-avant). Les voitures de la marque Logan se vendent très bien, alors que contrairement à d'autres, elle ne sont pas blindées d'électroniques, et fonctionnement plus simplement. L'électrosmog augmente depuis des années.

Déjà depuis plus d'un siècle nous sommes dépendants de la fée électricité pour le moindre de nos appareils alors que l'on peut se chauffer avec de l'eau chaude (chauffage central), que l'on peut faire chauffer des aliments par le gaz ou même le feu (c'est rustique, mais ça marche)...

Le mot « paysan » est parfois lancé comme une insulte, alors que la technologie n'a rien d'incompatible avec le travail de la terre ou l'élevage animal. Pire elle peut les rendre dépendant de semenciers, ces sociétés « bio-technologiques » spécialisées dans les OGM de céréales. 

Les technologies bioniques peuvent aider des amputés ou des sourds par exemple, à condition d'être (très) riche.

La mode du cloud (nuage) se répand, c'est un modèle de ressources informatiques dans lequel la puissance de calcul (CPU) et surtout l'espace de stockage (hard-drive, disque dur) sont littéralement délocalisées dans des serveurs distants, dans d'autres juridictions, souvent aux EUA. Alors que l'on peut tout-à-fait installer un serveur dans un openspace ou un garage. Une telle organisation technique requiert obligatoirement un accès Internet haut-débit... et une confiance presque aveugle en l'hébergeur... qui généralement se dédouane de nombreuses responsabilités.