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Blogue informel d’un électron libre

Blogue personnel d'un internaute. Quand j'ai du temps entre deux procès abusifs par Vivaldi-Avocats Lille (Eric DELFLY, qui est aussi l'un des consuls du Luxembourg).

mardi 8 février 2011 19:19

Un blogue pour rétablir la vérité sur Internet ou les TIC

Je relance l'idée.

Elle m'est vaguement venue il y a longtemps, mais je n'ai pas pris la peine de la développer. La dernière édition de l'émission Capital diffusée sur M6, consacrée au business de la vie privée, me donne une "bonne" raison d'aller plus loin. 

Comme l'annonce le titre de ce billet, le but est de monter un blogue qui corrige les fausses vérités concernant Internet, véhiculées dans les média, sciemment ou pas. 

Pour chaque publication présentant une erreur, des amalgames, de la désinformation ou tout autre forme d'affirmation fausse concernant Internet ou les TIC de manière plus générale, un article du blogue reprend chaque point litigieux et donne la vérité objective sur ce point, à l'aide de sources externes, fiables, non partisanes et vérifiables. (À la manière de Wikipédia, qui peut être une de ces sources.)

La catégorisation peut se faire en fonction de plusieurs critères :

  • gravité ou type de la fausse affirmation : raccourci, vulgarisation simpliste, omission, incompétence, opinion partisane... ;
  • type de support : presse (PQR...), presse-magazine, télévision, radio, média en ligne... ;
  • diffuseur : , ... ; 
  • réalisateur ou auteur : société de production audiovisuelle Y, agence de presse Z, personnalité politique ou artistique... .
Le but n'est pas d'analyser les raisons ayant conduit tel journaliste ou chroniqueur à affirmer quelque chose de faux, mais de se concentrer sur le fond, de répondre à l'affirmation problématique et de ré-affirmer la vérité. 

Par souci de sécurité, le bureau d'enregistrement et l'hébergeur sont choisis à l'étranger. Mieux vaut prévenir que guérir.

En filigrane, l'objectif est aussi de lutter contre la diabolisation d'Internet, du Web, des nouveaux médias ou des TIC au sens large.

Voilà pour l'idée.

vendredi 4 juin 2010 15:02

Non Apple, pas besoin de ton Safari pour le HTML 5

La société Apple a mis en ligne une série de démonstrations des possibilités du HTML 5.

HTML 5 est la prochaine version du langage de balisage hypertexte (alias HTML), actuellement en version 4.01. Le développement du HTML 5 se fera jusqu'en 2022, mais les navigateurs ont déjà commencé à reconnaître ce langage et l'implanter (pouvoir l'afficher).

Plus précisément, ce sont les moteurs de rendu qui commencent à implanter HTML 5, de même que CSS 3, prochaine version du langage CSS. Un moteur de rendu est le principal composant logiciel d'un navigateur, puisque c'est lui qui gère directement l'affichage des pages Web. 

Il existe moins de moteurs de rendu que de navigateurs, car certains moteurs de rendu sont utilisés par plusieurs navigateurs :

  • Gecko équipe Firefox et Camino,
  • Webkit est celui de Safari et Chrome
  • Presto est celui développé pour Opera,
  • Trident est le moteur d'Internet Explorer.

Des démonstrations fermées

Ces démonstrations techniques sont disponible via la page www.apple.com/html5. Lorsque vous cliquez sur l'une des vignettes menant à une démo, voici ce que vous voyez :

Capture d'écran de cette page, après un clic sur une vignette

Extrait du message en sur-impression :

Vous devrez télécharger Safari pour voir cette démo.

En préambule de ces vignettes figure le message suivant :

Les démos ci-dessous montrent comment la dernière version du navigateur Web "Safari" par Apple, les nouveaux Macs, et les nouveaux appareils mobiles d'Apple, supportent tous les possibilités d'HTML 5, CSS 3 et JavaScript [un langage qui permet de rendre interactive des pages Web, NDT]. Tous les navigateurs n'offrent pas ce support. Mais bientôt d'autres navigateurs modernes profiteront de ces même standards Web - et des choses extraordinaires qu'il permettent aux webdesigners.

Apple vous pousse donc à installer son navigateur, suggérant que lui seul permet de voir ces démos.

J'ai essayé avec Iron, qui utilise le même moteur de rendu (Webkit), mais j'ai été redirigé vers la page www.apple.com/html5, sans doute via le script browserdetect.js. Apple empêche donc de consulter ces (ses ?) démos via un autre navigateur.

Les problèmes de cette approche

Apple tente de faire croire que seul son navigateur permet de voir ses démos, voire de lire des pages Web codées en HTML 5. La phrase Tous les navigateurs n'offrent pas ce support. est réductrice : tous les navigateurs n'offrent pas autant de support du HTML 5.

Il est vrai que Webkit est un des moteurs les plus avancés, et donc un de ceux qui interprètent le mieux HTML 5. Mais les autres ne sont pas "nuls" sur ce point : tous les moteurs de rendu travaillent continuellement à afficher correctement les futures versions des langages HTML et CSS.

Apple prétend promouvoir un standard ouvert (HTML), mais conditionne cette expérience de navigation par l'usage de son produit, sans ouverture à la concurrence (Firefox, Opera...). Apple oublie que si son navigateur permet de lire aussi bien des pages en HTML 5, c'est avant tout grâce au travail des développeurs de Webkit, et non des développeurs de Safari !

Comme tous les fabricants de navigateurs, Apple est tributaire du développement du moteur de rendu (compatibilité avec les langages, interprétation du Javascript voire sa compilation...) qui équipe son navigateur, pour promouvoir ce dernier (stabilité, configurabilité, gestion des données personnelles, performances...).

Il faut également savoir que Safari est un logiciel à source fermée, et même privateur. On ne sait pas tout du fonctionnement de Safari et il nous est interdit de nous y intéresser (étudier le logiciel, le bidouiller, etc).

Par cette limitation débile (des démonstrations consultables uniquement dans un logiciel), Apple nous rappelle aussi la balkanisation du Web qui régnait il y a quelques années.

Ressources

Raccourci vers ce billet : http://minu.me/2hnh .

mardi 22 septembre 2009 12:36

Ekinoxe Origin enferme des clients dans un contrat abusif

Édition jeudi 24/09 au soir : j'ai reçu cet après-midi une mise en demeure de Jean-Pierre VANDAMME, cabinet d'avocats au Barreau de Lille, pour la société Ekinoxe Origin de Stéphane Dejonghe, Laurent Guilbert et Thomas Delaere. Il me demande de retirer des "messages diffamatoires et injurieux". J'ai rédigé un billet de réponse, après avoir lu Blogueurs et Responsabilité Reloaded et Que faire quand on reçoit un courrier d'avocat chez Maître Eolas. 

Le présent billet sera recyclé d'ici lundi en article Wikipédia sur Ekinoxe Origin. Fin de l'édition.


Extrait d'un contrat d'Ekinoxe Origin

Depuis quelques semaines, l'agence Web Ekinoxe Origin, basée à Roubaix, voit sa réputation entachée sur Web. 

De nombreux messages accusent l'entreprise d'arnaque à la vente de site Web "gratuits". Les clients (ou personnes qui se font passer pour tels) affirment qu'ils ont signé, sans avoir le temps de le lire, un contrat les obligeant à payer des frais d'hébergement de plusieurs centaines d'euros par mois, pendant 24 à 48 mois.

En fait, ces frais d'hébergement permettent à la société de se rattraper sur la création du site. Mais le problème n'est pas cette astuce de facturation, les clients savaient qu'on leur offrait la conception du site en échange du payement de l'hébergement.

Les problèmes arrivent plus tard : 

  • le site n'est pas toujours pertinent par rapport à l'activité du client, 
  • le site semble parfois "en kit" (à assembler soi-même), 
  • le site ne comporte que quelques pages, 
  • les frais d'hébergement Web sont exagérés (par rapport aux tarifs habituels),
  • le référencement dans les moteurs de recherche est mauvais.

Au-delà de ces critiques sur le site lui-même, la méthode de vente est elle aussi dénoncée. Dans le jargon de la force de vente, elle s'appelle "one-shot" : une unique visite génère directement une vente. Un commercial se rend chez le prospect, tel un indépendant ou artisan, développe son argumentaire pendant plusieurs heures, puis insiste pour obtenir une signature sur le champ. Le client n'a alors pas le temps de lire le contrat en intégralité.

L'éthique et l'honnêteté d'Ekinoxe Origin sont aussi remises en cause. Des témoignages prétendent que le commercial avait mis en avant un partenariat avec la société (alors que c'est une prestation de création de site Web), ou encore que la société Ekinoxe Origin entretiendrait un partenariat avec Google, suggérant un meilleur référencement (c'est indécent, Google refuse tout partenariat).

Devant la montée des messages dépréciatifs, Ekinoxe Origin a d'abord tenté de faire taire des critiques (ou de demander prestement de cesser toute publication la concernant), puis s'est mêlé des conversations pour y répondre. Notamment,deux intervenants "redactriceekinoxe" et "developpeurekinoxe" ont répondu sur plusieurs points mais en mentant parfois. A l'occasion d'articles dans la presse, des responsables se sont exprimés, affirmant qu'il croyent déceler des concurrents derrière ces "clients". 

Jeudi dernier, le blogue "Memoria Tenera" dévoile 4 scans d'un contrat d'Ekinoxe Origin (page une (.jpg, 1700 x 2338 pixels), page 2 (.jpg, 1700 x 2338 pixels), page 3 (.jpg, 1700 x 2338 pixels), page 4 (.jpg, 1700 x 2338 pixels)). Ce contrat est un contrat "d'abonnement & de location de pack informatique et Internet", et non de création ou conception de site Web. Le blogueur affirme être sûr de l'anthenticité du document, qui lui est parvenu de manière spontanée et anonyme.

Le contrat est largement à l'avantage d'Ekinoxe Origin : 

  • le délai de rétractation n'existe pas (c'est la Loi, mais il n'est sans doute pas interdit de le proposer à ses clients), 
  • les frais de résiliation s'élèvent à 10 mensualités "pour frais administratifs et techniques" (avant le cahier des charges) ou 24 mensualités "pour frais de création du site" (après), 
  • l'engagement varie de 3 à 5 ans, 
  • l'hébergement est un hébergement mutualisé (le site du client cohabite avec d'autres sites sur un même serveur) pour le prix d'un serveur dédié, 
  • Ekinoxe Origin contrôle le nom de domaine, 
  • etc... (la suite sur le blogue "Memoria Tenere").

Lire l'article "Le contrat qu'on signé les clients d'Ekinoxe Origin !" sur le blogue Memoria Tenere. (Raccourci vers l'article du blogue "Memora Tenere" : http://minurl.fr/-ekinoxe-origin-contrat.) 

Mot-clé sur Twitter : #ekinoxeorigin. (Le compte d'Ekinoxe Origin : "ekinoxe".)

Note : ce billet a d'abord été publié sur LePost, avant d'être modéré lundi soir pour les raisons suivantes :  

En raison des allégations difficillement vérifiables que votre article comportait, celui-ci a été jugé comme potentiellement diffamatoire et a donc été retiré de la publication.

De façon générale il est préférable d’éviter les accusations, contre les personnes ou entreprises, qui ne soient pas attestées par des organes de presse reconnus.

La modération des billets du site www.lepost.fr est réalisée par la société Netino.

lundi 13 juillet 2009 12:23

L'accessibilité Web n'est pas la disponibilité

Bien souvent, pour signaler qu'un site est "atteignable" (on peut l'afficher), on le qualifie d'"accessible". En anglais, on le qualifie de up.

Pourtant, l'accessibilité d'un site n'a pas grand-chose à voir avec sa disponibilité (dont il est question ici).

L'accessibilité Web

L'accessibilité est une composante de qualité Web trop souvent négligée, visant à rendre utilisable un site par n'importe quel utilisateur, sans aucune condition (logiciel, langue maternelle, capacité motrices ou intellectuelles...). L'accessibilité Web ne se réduit de loin pas aux personnes en situation de déficience !

La disponibilité d'un site Web

La disponibilité est la capacité d'un serveur (donc du ou des sites qu'il héberge) à répondre positivement aux requêtes qu'on lui envoie. Le serveur est  down (indisponible) lorsque la charge de travail demandée est trop importante, ou si il subit une mauvaise configuration ou des erreurs internes.

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