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Blogue informel d’un électron libre

Blogue personnel d'un internaute. Quand j'ai du temps entre deux procès abusifs par Vivaldi-Avocats Lille (Eric DELFLY, qui est aussi l'un des consuls du Luxembourg).

Mot-clé - intimité

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dimanche 27 septembre 2015 22:30

Un site porno cité comme exemple… sur un site grand-public de DuckDuckGo

Article Safe For Work (dont la consultation est convenable au travail ou à l'école) : pas de contenu graphiquement érotique ou sexuel, ni de lien hypertexte fonctionnel vers tel espace Web, mais cela reste le thème de fond de cet article.

Duck Duck Go est un moteur de recherche états-unien axé sur le respect de l'intimité, une start-up qui avec son concurrent Ixquick (Pays-Bas) est l'une des alternatives les plus viables face à Google. C'est aussi un service très "geek" (au sens technophile/nerd), avec un système de raccourci (!bang syntax), de nombreuses fonctions intégrées (calcul mathématique, IP, petites bases de données, etc).

La firme édite plusieurs sites satellites à thématique propre & ciblant un but précis, parmi ceux-ci le dernier en date, mis en ligne en avril 2015 : PrivateBrowsingMyths.com (le site web incriminé dans le présent article), c'est-à-dire "Les Mythes de la Navigation Privée". Il dénonce -à très juste titre- pourquoi les modes dits de "navigation privée" des navigateurs Web (Opera, Firefox...) sont trompeurs, en tout cas dans leur nom. 

Pour faire simple : cettte fonctionnalité ne fait que effacer les traces (historique, cookies...) en local (sur l'ordinateur, et encore attention : uiniquement dans le dossier dédié à ce navigateur), et nulle part ailleurs. Pour les yeux extérieurs (FAI, hébergeurs de sites, éditrice, mouchards publicitaires)... cela ne change rien. Coïncidence ? J'avais écrit un article sur ce thème il y a deux ans et demi.

Ce site Web poursuit un but noble, et est une bonne initative en soi, mais lorsque l'on consulte le site (une seule longue page en fait), on arrive rapidement un exemple gênant.

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lundi 15 décembre 2014 12:07

Non, pas besoin de prévenir autrui qu'elle va rencontrer un·e trans’

Supposons, vous êtes une personne A qui est ami·e d'une autre personne B.

Vous êtes touTEs les deux cisgenres, c'est-à-dire que vous ne ressentez pas de décalage entre la perception psychique que vous avez de votre propre genre (d'une part), et votre corps (d'autre part).

Exemple : vous vous identifiez aux signaux et éléments sociétaux marqués comme féminins, vous vous sentez donc femme, et votre corps est femelle (organe vagin, hormone estradiol, etc). L'usage du mot « femelle » dans ce contexte anatomique n'est pas dégradant ou grossier, un collectif transidentitaire l'utilise. Il y a donc « concordance » (notez les guillemets) entre votre identité de genre et votre sexe.

Vous, A, connaissez une personne C, qui est transgenre. Plus spécifiquement, C est une personne transsexuée, c'est-à-dire qu'elle a réalisé des modifications de son corps pour mieux le faire correspondre à son genre ressenti. Le « côté » transidentité de C ne transparaît pas : il n'est en rien évident du point de vue externe. Autrement dit : on ne peut pas deviner que C est trans.

Si vous avez annoncé à B que vous allez lui présenter cette personne C en précisant à B que C est trans*, alors vous venez de commetre un acte transphobe. On suppose ici que C ne vous avait pas autorisé à divulguer sa transidentité.

Or vous l'avez donc „outé·e“, nuisant à sa vie privée, faisant ressurgir une ancienne identité parfois très douloureuse, et mettant potentiellement en danger la vie de cette personne C.
Les agressions physiques ou numériques (harcèlement) de personnes trans', ce n'est pas une légende, et cela va parfois jusqu'au transféminicide.

Donc en résumé, n'évoquez la transidentité de quelqu'un·e  que aux conditions suivantes :

  • si et strictement si elle vous y a explicitement autorisé (d'abord),
  • et si nécessaire (beaucoup de gens s'en fichent, pour le bien ou le mal, d'ailleurs), et cette information est parfois non pertinente ni intéressante.

Billet inspiré par ces deux messages de Δαμιά Σισφοβος ‏(@Damia_B) sur Twitter :