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Blogue informel d’un électron libre

Blogue personnel d'un internaute. Quand j'ai du temps entre deux procès abusifs par Vivaldi-Avocats Lille (Eric DELFLY, qui est aussi l'un des consuls du Luxembourg).

Mot-clé - transphobie

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lundi 15 décembre 2014 12:07

Non, pas besoin de prévenir autrui qu'elle va rencontrer un·e trans’

Supposons, vous êtes une personne A qui est ami·e d'une autre personne B.

Vous êtes touTEs les deux cisgenres, c'est-à-dire que vous ne ressentez pas de décalage entre la perception psychique que vous avez de votre propre genre (d'une part), et votre corps (d'autre part).

Exemple : vous vous identifiez aux signaux et éléments sociétaux marqués comme féminins, vous vous sentez donc femme, et votre corps est femelle (organe vagin, hormone estradiol, etc). L'usage du mot « femelle » dans ce contexte anatomique n'est pas dégradant ou grossier, un collectif transidentitaire l'utilise. Il y a donc « concordance » (notez les guillemets) entre votre identité de genre et votre sexe.

Vous, A, connaissez une personne C, qui est transgenre. Plus spécifiquement, C est une personne transsexuée, c'est-à-dire qu'elle a réalisé des modifications de son corps pour mieux le faire correspondre à son genre ressenti. Le « côté » transidentité de C ne transparaît pas : il n'est en rien évident du point de vue externe. Autrement dit : on ne peut pas deviner que C est trans.

Si vous avez annoncé à B que vous allez lui présenter cette personne C en précisant à B que C est trans*, alors vous venez de commetre un acte transphobe. On suppose ici que C ne vous avait pas autorisé à divulguer sa transidentité.

Or vous l'avez donc „outé·e“, nuisant à sa vie privée, faisant ressurgir une ancienne identité parfois très douloureuse, et mettant potentiellement en danger la vie de cette personne C.
Les agressions physiques ou numériques (harcèlement) de personnes trans', ce n'est pas une légende, et cela va parfois jusqu'au transféminicide.

Donc en résumé, n'évoquez la transidentité de quelqu'un·e  que aux conditions suivantes :

  • si et strictement si elle vous y a explicitement autorisé (d'abord),
  • et si nécessaire (beaucoup de gens s'en fichent, pour le bien ou le mal, d'ailleurs), et cette information est parfois non pertinente ni intéressante.

Billet inspiré par ces deux messages de Δαμιά Σισφοβος ‏(@Damia_B) sur Twitter :

jeudi 13 novembre 2014 18:20

Rassemblement samedi contre la transphobie (haine contre les trans*)

[Je relaie le communiqué de ce collectif strasbourgeois d'auto-soutien.]

[English-speaking version.]

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jeudi 12 juin 2014 22:06

Notes sur la conférence de S.T.S du 11 juin 2014

Le collectif Support Transgenre Strasbourg est un groupe d'auto-soutien aux personnes transidentitaires. Il a donné ce mercredi soir une conférence-débat nommée Vous avez mal au genre ? Nous aussi... et nous vous allons montrer pourquoi cela nous concerne tout·e·s dans le cadre de la Quinzaine des Visibilités organisée par l'association Festigays.

Voici mes notes de cette soirée. Un document intéressant (103 Ko, format P.D.F.) fut distribué avant le débat. Il présente le groupe, pose des repères et formule des rappels de recommandations du Commissaire au Conseil de l'Europe. Je vous recommande de le lire avant de poursuivre la lecture de mon billet.

Ces notes ne relèvent pas nécessairement des propos réellement tenus par les 3 intervenantes membres du collectif et du professeur de Droit également présent hier soir.

Ce sont d'abord des impressions personnelles, des souvenirs, retranscrit·e·s ici 20h après. L'association fournit beaucoup d'informations sur son site web : sts67.org dont un lexique fourni, et une rubrique fouillée sur l'endocrinologie (sciences des hormones) des personnes trans. Vous pouvez également chiffrer vos courriels leur étant destinés (0x6035A06F), c'est-à-dire protéger la confidentitalité de leur contenu.

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